Album 99 Fareinheit

Rock In This Pocket (The Song Of David)

Un caillou dans la poche (la chanson de David)

Excuse moï

Puis-je me permettre

De retenir ton attention

Et de changer de sujet ?

Je n’en ai pas pour longtemps,

Je ne vais pas faire un long discours

Ce n’est pas grand-chose,

Mais j’en ai besoin.

Et ce qui n’est pas grand-chose pour toi

C’est beaucoup pour moi.

Si c’est la dernière chose que je fais,

Je vais tout t’expliquer.

Si tu me tournes le dos

Tu assombris mon soleil

Tu casses ce mince filet

Que j’appelle mon horizon

Et je voudrais te rappeler

De quelque chose qui paraît infime,

Mais cette pierre dans cette poche

Pourrait provoquer ta chute.

Et ce qui n’est pas grand-chose pour toi

C’est beaucoup pour moi.

Si c’est la dernière chose que je fais,

Je vais tout t’expliquer.

Et ce qui n’est pas grand-chose pour toi

C’est beaucoup pour moi.

Si c’est la dernière chose que je fais,

Je vais tout t’expliquer.

Je pourrais dormir comme une souche

Eteinte sous le plaid

Mais je ferai mouche

Et tu le sauras,

Parce-que je connais bien

L’étendue de ton front

Et, si avant tu ne me connaissais pas bien,

Tu vas me connaître à présent,

Tu vas me connaître à présent.  
Et ce qui n’est pas grand-chose pour toi

C’est beaucoup pour moi.

Si c’est la dernière chose que je fais,

Je vais tout t’expliquer.

Et ce qui n’est pas grand-chose pour toi

C’est beaucoup pour moi.

Et ce qui n’est pas grand-chose pour toi

C’est beaucoup pour moi.

Si c’est la dernière chose que je fais,

Je vais tout t’expliquer.

Et ce qui n’est pas grand-chose pour toi

C’est beaucoup pour moi.

FAT MAN AND DANCING GIRL

Le gros bonhomme et la danseuse

Me voici sur le plat d’un vaste territoire

Sans ombre ni le moindre petit doute

Là où l’homme au mégaphone

A fait la connaissance de la fille qui avec sa main

Recouvre sa bouche.

On tombe amoureux d’une idée brillante

Et de la façon dont on perçoit le monde

Petit à petit, le gros bonhomme et la danseuse,

Ainsi que le gros du défilé

Se dérobent à notre vue.

Le Singe au milieu

Ressasse ce refrain

Je ne veux plus l’entendre,

Il faut que je m’échappe.

Ce soir, le maître de cérémonie

S’appelle Billy Purl

On l’appelle « l’Amuseur Public Numéro 1 »

Et il s’y connaît en belles filles.

Je suis une funambule

Qui n’a jamais rêvé de tomber.

Le Singe au milieu

Répète sans cesse son truc

Qui me rend dingue

Je dois vite m’en débarrasser.

Me voici sur le plat d’un vaste territoire

Sans ombre ni le moindre petit doute

Là où l’homme au mégaphone

A fait la connaissance de la fille qui avec sa main

Recouvre sa bouche.

Dit-elle la vérité ?

Cache-t-elle un mensonge ?

Dit-elle cela pour que personne ne le sache ?

Le gros bonhomme et la danseuse

Tout ça, ça fait partie du spectacle.

Je suis une funambule

Et je ne jamais rêvé que je pouvais tomber.

Le Singe au milieu

Ressasse ce refrain

Je ne veux plus l’entendre,

Il faut que je m’échappe

Le Singe au milieu

Répète sans cesse son truc

Ça me rend dingue

Je dois vite m’en débarrasser.

 

BAD WISDOM

Une sagesse déplacée

 

Maman, le docteur sait que quelque chose ne va pas

Car mon corps émet une information étrange

Il m’a regardé dans les yeux et il sait que je ne suis plus une enfant

Mais il n’a pas osé poser la bonne question.

Maman, mes amis ne sont plus mes amis

Et les jeux auxquels on jouait sont devenus absurdes

Ils sont devenus graves et timorés sans savoir pourquoi

Et m’ont abandonné à mon propre songe.

Est-ce le prix à payer pour une sagesse déplacée ?

Est-ce le prix à payer pour une sagesse déplacée ?

Trop jeune à expérimenter, c’est trop, c’est trop tôt,

Une sagesse déplacée, une sagesse déplacée.

Maman, tu m’as dit que les lois étaient bien faites

Et que si j’étais sage, on me protègerait

Je suis tombée dans la brèche et je ne peux plus reculer

Et, quelque soit le futur élu, je ne pourrai plus faire confiance.
Maman, ton regard soudain est devenu sévère

Ce n’est pas ce que j’espérais

Je pensais qu’ici je trouverai du réconfort

Mais tu t’es endurcie et tu es devenue méfiante.
Est-ce le prix à payer pour une sagesse déplacée ?

Est-ce le prix à payer pour une sagesse déplacée ?

Trop jeune à expérimenter, c’est trop, c’est trop tôt,

Une sagesse déplacée, une sagesse déplacée.
Maman, je suis amputée comme les racines d’une graine

Car personne n’est là pour entendre ma petite histoire

Comme une femme qui marche dans la rue

Avec mon corps, je paierai de ma vie.
Est-ce le prix à payer pour une sagesse déplacée ?

Est-ce le prix à payer pour une sagesse déplacée ?

Trop jeune à expérimenter, c’est trop, c’est trop tôt,

Une sagesse déplacée, une sagesse déplacée.

 

SONG OF SAND

La chanson du sable

 

Si les vagues de sable étaient des vagues de son,

Quelle mélodie flotterait dans l’air maintenant ?

Quel refrain piquant pourrait fendre ce midi sans fin ?

Et faire gonfler le ciel avec la pluie ?
Si la guerre était un jeu qu’un homme ou un enfant

Pensait pouvoir gagner

Quel genre de règle pourrait renverser un cinglé ?

Et laisser la terre immaculée.

Si les vagues de sable étaient des vagues de son,

Quelle mélodie flotterait dans l’air aujourd’hui ?

Quel refrain piquant pourrait fendre ce midi sans fin ?

Et faire gonfler le ciel avec la pluie ?

BLOOD MAKES NOISE

 Mon sang fait du bruit

J’aimerais vous aider, docteur

Oui, j’aimerais bien, vraiment,

Mais ce bruit dans ma tête

Il est très violent, et ça fait mal

C’est comme le bruit du vent dans un tunnel

Dont les cris et les rugissements se mêlent.

Et j’aimerais vous donner les informations

Que vous me demandez.

Mais mon sang fait du bruit

C’est comme un tintement dans mon oreille

Mon sang fait du bruit

Et, dans l’épaisseur de ma peur, je ne vous entends pas bien.

Je pense que vous aimeriez connaître

Les détails et les faits

Mais ce quelque chose dans mon sang

Rejette le souvenir des actes

Alors, laissez tomber, doc.

C’est très gentil à vous de vous inquiéter,

Mais on essaiera plus tard

Quand reviendra le silence.
Mais mon sang fait du bruit

C’est comme un tintement dans mon oreille

Car mon sang fait du bruit

Et, dans l’épaisseur de ma peur, je ne vous entends pas bien.

J’aimerais vous aider, docteur

Oui, j’aimerais bien, vraiment,

Mais ce bruit dans ma tête

Il est très violent, et ça fait mal

Mon sang fait du bruit

C’est comme un tintement dans mon oreille

Car mon sang fait du bruit

Et, dans l’épaisseur de ma peur, je ne vous entends pas bien.

Mon sang est bruyant,

Mon sang est bruyant,

Mon sang est bruyant,

Mon sang est bruyant,

Mon sang est bruyant.

 

99.9 F° - 99,9 Fareinheit

 

99.9 degrés Fahrenheit
Température stable, mais qui pourrait grimper.

Ça pourrait être normal, mais ça ne l’est pas.

Ça pourrait nous inciter à ne pas vouloir aller se coucher.  
Tu me donnes l’impression d’un homme

Au bord de l’incandescence

99.9 degrés Fahrenheit

Tu es pâle comme une bougie,

Et ton visage est chaud.

En te touchant,

Je pourrais être contaminée.  

Tu me donnes l’impression d’un homme

Au bord de l’incandescence

99.9 degrés Fahrenheit

Un coup de frais sur la peau,

C’est ce que tu pourrais être.

Un coup de frais sur la peau,

C’est ce qu’il te faudrait.

99.9 degrés Fahrenheit.

Tu me donnes l’impression d’un homme

Au bord de l’incandescence

99.9 degrés Fahrenheit

Un coup de frais sur la peau,

C’est ce que tu pourrais être.

Un coup de frais sur la peau,

C’est ce qu’il te faudrait.

99.9 degrés Farenheit.

 

IF YOU WERE IN MY MOVIE

Si tu étais dans mon film

 

Si tu étais dans mon film, tu serais le docteur

Avec sa petite sacoche noire et son grand manteau noir

Tu recevrais un appel pour te rendre chez une femme

Et tu poserais ton diagnostic en posant ta main sur son ventre et sur sa gorge.

Si tu étais dans mon film, tu pourrais être le détective

Tu serais assis derrière un bureau, une question sur les lèvres

Tu sonderais son alibi et enquêterais sur la scène de crime,

Et, dans le danger permanent, tu garderais ton holster accroché à ta hanche.

Si tu étais dans mon film,

Si tu étais dans mon film,

Si tu étais dans mon film,

Si tu étais dans mon film.

Si tu étais dans mon film, tu pourrais être le prêtre,

Avec sa longue soutane noire et sa collerette blanche autour du cou

Si tu étais dans mon film,

Si tu étais dans mon film,

Si tu étais dans mon film.

Si tu étais dans mon film, tu pourrais être le gangster,
Avec son veston rayé à double-boutonnage et sa cigarette au bec

Qui dans la ruelle court après une blonde qui t’a trahi

Et qui expliquerait au jury que tu n’as rien fait.  
Si tu étais dans mon film,

Si tu étais dans mon film,

Si tu étais dans mon film.

 

WHEN HEROES GO DOWN

Quand les héros tombent

Quand les héros tombent,

Leur chute est rapide,

Alors pas la peine de tergiverser sur le passé.

Quand les héros tombent,

Ils atterrissent dans les flammes

Il ne faut pas s’attendre à un partage des responsabilités

Tout en finesse.

J’ai entendu dire que vous cherchiez ces pieds d’argile,

Et que, bientôt, quelqu’un va tomber

Sans recevoir le moindre hommage

Vous serez déçus

Quand tomberont les héros

L’être humain a montré

Que la pitié n’est pas de mise

Sur le champ de bataille.

J’ai entendu dire que vous cherchiez ces pieds d’argile,

Que, bientôt, quelqu’un va tomber

Sans recevoir le moindre hommage

Vous serez déçus

Quand tomberont les héros

L’être humain a montré

Que la pitié n’est pas de mise

Sur le champ de bataille.

J’ai entendu dire que vous cherchiez ces pieds d’argile,

Que, bientôt, quelqu’un va tomber

Sans recevoir le moindre hommage.

 

PRIVATE GOES PUBLIC

Le privé devient public

 

Pas de sourire aujourd’hui

Sur ce visage.

Il se balance comme un objet au bout d’une ficelle

Et a rejoint le défilé.

Le code préservera ta vie privée

Il t’aidera pas à te faire des amis

A influencer des inconnus

Ou à être dans le coup.

Ton masque t’aidera à maîtriser tes traits,

Car le visage est l’endroit

Où l’intime devient public

Et ouvre la porte.

Frappe un dernier coup

Dans n’importe quel régime

Sourire ou pas,

Tu verras s’ils comprennent ce que tu veux dire.  

 

IN LIVERPOOL 

A Liverpool

 

A Liverpool le dimanche

La circulation est calme sur le boulevard

La lumière est pâle et ténue comme toi

Pas de bruit, dans cette partie basse de la ville.

Excepté celui du garçon dans le beffroi, il est fou

Il se jette du haut de la tour

Comme un bossu au paradis

Il fait sonner les cloches dans l’église depuis une demi-heure

Comme s’il lui manquait quelque chose ou quelqu’un

Qu’il sait ne pas pouvoir avoir maintenant.

Et s’il ne l’est pas, je le suis certainement.
Nostalgique d’une horloge qui donne toujours la même heure,

Parfois, pour moi tu ne signifies rien.

Si tu te couches dans les bras de quelqu’un

Tu avaleras sûrement une partie de leur histoire.
Et le garçon dans le beffroi, il est fou

Il se jette du haut de la tour

Comme un bossu au paradis

Il fait sonner les cloches dans l’église depuis une demi-heure

Comme s’il lui manquait quelque chose ou quelqu’un

Qu’il sait ne pas pouvoir avoir maintenant.

Et s’il ne l’est pas, je le suis certainement.

Je serai la fille qui chante pour son dîner

Tu seras le singe au front haut

Il sera l’homme qui travaille déjà

En répandant les souvenirs dans tout le ciel.
A Liverpool le dimanche

Il n’y a aucune raison pour que je me souvienne de toi.
Excepté pour le garçon dans le beffroi, il est fou

Il se jette du haut de la tour

Comme un bossu au paradis

Il fait sonner les cloches dans l’église depuis une demi-heure

Comme s’il lui manquait quelque chose ou quelqu’un

A Liverpool, à Liverpool.

BLOOD SINGS – La mélodie du sang

 

Quand le sang voit son propre sang

Il chante pour se revoir

Il chante pour cette voix qu’il connaît

Il chante pour reconnaître ce visage.

Un seul corps séparé et il coule le long de la ligne

De l’épaule à la hanche

Je reconnais ces os comme étant les miens

Tout comme la courbe de la lèvre.

Et je te pose la question :

Comment est-ce arrivé ?

Comment cette vie, seule,

A pu tomber si bas, et si vite ?

Certaines sont misérables,

Certaines sont remplies de grâce et d’autres pas

Et racontent l’histoire, qui se répète,

D’un enfant qui a été abandonné à la naissance

Qui doit se défendre et qu’on a appris à se battre

Je vois son regard et la façon dont, avec la lumière,

Il s’est endurci au fur et à mesure que les images défilent.

A-t-il porté son fardeau sur le dos ?

Ce fardeau que nous connaîtrons tous.

Et je te pose la question :

Comment est-ce arrivé ?

Comment cette vie, seule,

A pu tomber si bas, et si vite ?

Quand le sang voit son propre sang

Il chante pour se revoir

Il chante pour entendre cette voix qu’il connaît

Il chante pour reconnaître ce visage.

 

AS A CHILD

Quand on est enfant

 

Quand on est enfant

On a une poupée

Et tu vois cette poupée

Assise sur sa chaise.

Tu regardes son visage,

Ses genoux écartés,

Ses yeux de verre,

Au regard plein de secrets.

On dirait, on dirait, on dirait,

Qu’elle est en vie.

Tu ramasses un bâton

Tu grattes un peu la terre

Et la saleté de la rue

Devient une ville entière.

Tout le monde

Compte sur toi

Pour qu’ils ne soient pas blessés

Ou frappés par ce bâton qui s’abat.

Et on dirait, on dirait, on dirait

Qu’ils sont vivants.

Quand on est enfant

Tu t’observes

Et tu te demandes,

Pourquoi tu as l’air immobile.

La main sur la poignée de la porte

Tu te sens comme un objet

Un pied sur le trottoir

Tu as trop de choses à prouver.

Et tu apprends, tu apprends, tu apprends à vivre.

 

AS GIRLS GO

Comme les filles

 

Tu fais vraiment fille

Comme les filles

Avec pourtant un petit côté garçon

Je ne me suis jamais demandé pourquoi.

Si je pouvais enlever tout ça

Découvrirais-je la vraie situation 

Derrière le rideau ?

Si belle,

Une damoiselle en détresse

Pas tout à fait naturelle,

Mais étonnante tout de même

Que t’est-tu arrivé ?

Pour devenir plus fille que les filles

L’avoueras-tu, le diras-tu ?

Car, jusqu’ici, tu es parfaite

Tu fais vraiment fille

Comme les filles, comme les filles,

Comme les filles, comme les filles,

Comme les filles.

Maintenant évoquons

Le côté sombre de la vie.

As-tu déjà réserver la date

Pour le couteau en acier ?  

Peu m’importe

De quel coté de la ligne

Tu te situes,

Tu fais une très belle fille

Tout le temps,

Comme toutes les filles, toutes les filles,

 Comme toutes les filles, toutes les filles,

 Comme les filles.