Album Brave

Les titres

 

Bridge - Living With The Big Lie - Runaway - Goodbye To All That - Wave - Mad - The Opium Den - The Slide - Standing In The Swing - Hard As Love - The Hollow Man - Alone Again In The Lap Of Luxury - Paper Lies - The Great Escape - Made Again

BRIDGE  - Le pont

« Un pont n’est pas un endroit très haut »

Du haut du pont,

On observe les flashes d’un million de photos

Qui proviennent de l’eau qui coule en bas.

La lumière de l’aube qui se balance dans le brouillard,

Le bruit de la circulation et le crépitement des radios de police.

Quand ils lui ont demandé comment elle s’appelait

Et quelles étaient ses raisons,

Elle a simplement choisi

De se taire.

GOODBYE TO ALL THAT - Un adieu à tout ça

 Ils essaient de retrouver sa trace dans la ville

Ils guettent des infos dans la presse locale

Elle doit bien manquer à quelqu’un

A une mère, à un père, ou à un visage ami qui l’apaise

Elle est en route pour la grande échappée

En route pour la fête

En route pour les vacances permanentes.

1 – Wave - La vague

Retiens ton souffle jusqu’à ce que tu la sentes de nouveau

La revoilà

Tu la sens ?

Et là ?

Tu t’y es habituée.

Elle avait le visage de la Statue de la Liberté

Oh, libère-moi

Le feu et la glace d’Amazon et Esquimau

Ramène-moi chez moi

La pointe et l’éclat de la haute couture

Me parlent de l’année qui vient.

2- Mad - Fou

Tu me dis que je suis fou

Comment pourrai-je le savoir ?

Tu me dis que je suis fou

Je suis ici depuis très longtemps

Tu m’aides à peindre une image

On dit que c’est un mensonge

Tu me dis que je suis fou

Tu es bien placé pour décider.

Tu me brûles dans les feux du paradis sauvage

On dirait que ça ne s’arrête jamais

Tu me dis que je suis fou

Tu me dis que j’ai imaginé tout ça
Qu’est ce que j’ai dit ou pas ?  

Laisse tomber tous ces trucs

Sers-toi plutôt de moi.
Je sais que je suis toujours au bord du gouffre du monde

J’ai de l’espace dans mon lit

Tu as l’Egypte en tête

Moi, j’ai la tête truffée de Troie,

De Chandeliers et de Charlemagne

De feux d’artifices et de jouets.

3- The Opium Den - La tanière de l’opium

Retiens ton souffle jusqu’à ce que tu le sentes de nouveau

Le revoilà

Tu le sens ?

Mais tu dors comme un fantôme avec moi

C’est aussi simple que ça

Alors dis-moi que je suis fou

Alors roule moi et inhale moï

Rejoins ma folie

Ma tanière d’opium

Rejoins ma folie

Redonne du sens à tout ça.   

THE HOLLOW MAN - L’homme creux

 J’ai l’impression de devenir comme ces hommes creux

Car, ces jours-ci, je brille davantage en société

Je ressens l’extérieur qui se nourrit de mon intérieur

Et qui le remplace par une obscurité croissante

J’ai l’impression de devenir comme ces hommes creux

Je me sens devenir comme ces esseulés

Maintenant que tout le monde me parle

Je me sens devenir comme ces hommes creux.  

D’un simple clin d’œil, les hommes creux peuvent vous arrêter

Sans même vous toucher, les hommes creux peuvent vous attraper

Vous devenez l’objet des hommes creux avant même de vous rendre compte

Que le poison vous paralyse.

Je crois que je me suis dédoublé

C’est une sensation que j’éprouve depuis peu

Je me regarde d’en haut et observe mes gestes

Un œil aveugle sur ce fragile vandalisé.
Je regarde ce monde froid qui sert cette multitude d’hommes creux

Qui, partout, sait nous retrouver

Qui sympathise avec nos amis

Qui nous toise dans nos habits ridicules

Qui remplace nos batteries

Qui nous fait nous aligner comme des bêtes de foire

Qui nous regarde sourire et ricaner

Qui devine les mensonges derrière nos yeux

Qui voit la volonté de gagner

On vous achètera puis on vous vendra

Mais nous sauverons notre peau, peut-être.

Je m’assois au calme et j’écoute la brise

Que même les hommes creux et les esseulés écoutent

Ils reniflent l’air pour quelque chose qui peut nous servir

Nous sommes dur comme de l’acier

Et on est déstabilisé quand on est secoué.


BRAVE - Brave

 Quelle brave, quelle brave fille

Qui n’a jamais connu le mensonge

Une véritable supercherie

Que finalement tout le monde aurait détecté.  

Quelle brave, quelle brave fille

Qui n’a jamais connu l’amour

Et qui s’est rendue si accessible

Alors, il a tenté

A sa manière,

De trouver le cœur

De la rose si bien emballée

Elle n’est plus là à présent

Mais elle souffre,

Elle souffre.

Il cherchera jusqu’à ce qu’il trouve

Un moyen de profiter des journées

Je vois sa tristesse sur son visage

Elle est en toi

Et elle pleure.

MADE AGAIN - Refait

Je suis venu ici à de nombreuses reprises

Dans une vie antérieure

Mais je n’avais jamais vu ces rues aussi propres

Lavées avec la pluie du matin.

J’ai vu ce visage des milliers de fois

Chaque matin de ma vie

Mais je n’avais jamais vu ces yeux aussi clairs

Dénués de doute et de souffrance.


Comme si l’univers avait été refait.

Je suis venu ici à de nombreuses reprises

Dans une vie antérieure …

Et tout ça parce-que tu m’as montré

Ce qui est faux et ce qui est vrai

Comme si tu avais refait

Mon être tout entier.

Et tout ça parce que tu m’as montré

Ce qui est faux et ce qui est vrai

Comme si tu avais refait

Mon être tout entier.

Comme l’éclat d’un nouveau matin

Comme l’éclat un jour nouveau

Je me suis réveillé d’un profond sommeil

Je me suis réveillé d’un mauvais rêve.

A un matin tout nouveau

A un jour tout nouveau

Comme si l’univers avait été refait.

LIVING WITH THE BIG LIE 

Vivre sur un gros mensonge

Tout a commencé par une lumière éclatante

La lumière éclatante et le bruit,

Le chaos des sens et le cri du désir.

Toucher et être touché,

Un million de détails à régler

Le tictac de l’horloge et le balancement du berceau.
Les couleurs stagnent,

Puis se mettent à tourbillonner,

Sans pouvoir faire leur mise au point.
Les arbres d’un hiver creux

La façon dont on ressent l’espace,

L’amour de la douceur …. Les fleurs et le ciel.

Un beau jour,

Le chaos se calme

Il saigne dans la prise de conscience

Et dans la surprise qu’offre toute une vie.
La beauté des yeux de ta mère

La douleur quand tu tombes

Tu en profites et tu t’en émerveilles

Mais tu ne les comprends jamais vraiment,
Tu t’habitues seulement.

Le bavardage de la famille

Et cette télé stupide

Le bruit de la circulation et le vrombissement des avions

Les produits chimiques dans l’eau

Les polluants dans la bouffe

La chaleur de la cuisine et le rythme du système

Le comportement de l’autorité

Les lois et les règles

Me frappent en plein visage, le premier matin à l’école.

Les héros et les zéros,

Le premier amour de ma vie

Quand embrasser et frapper, ou baisser la tête,

Quand ils choisissent leurs camps.
Je n’ai jamais été doué pour ça

J’étais terrifié la plupart du temps

Je n’ai jamais pu surmonter ça

Je m’habitue seulement.

Seul dans la ville à dix-sept ans

Aux côtés des hommes creux et des solitaires

Ceux qui sombrent et les déjà noyés

Je suis fait pour me sentir comme un moins que rien

Les misérables et les médiocres

Me frappent comme une arme à laquelle je ne peux échapper

Ou que je ne peux esquiver.

Tenir bon, tenir bon.

La soif de pouvoir et les missiles

Qui explosent chaque jour quelque part,

Secrets hideux et sombres sous la mer

Et dans des trous creusés dans la terre.

La guerre froide est finie

Mais ces salauds nous en trouveront bien une autre

Tu le sais bien, ils sont là pour te protéger !

Alors, il faut t’y habituer,

Tu dois t’y habituer.

L’affrontement des religions

Et les prières chargées.

L’information, le visage de la faim et l’état de la nation.
Le sentiment que ça ne sert à rien

Et la crainte d’essayer

Ne pas croire les meneurs, les médias qui nous abreuvent,

C’est la vie sur un gros mensonge.

Tu t’y habitues,

Tu vas t’y habituer !

Moi, ça va, je m’y suis habitué.

ALONE AGAIN IN THE LAP OF LUXURY

Encore seul dans cette opulence

Tu vois ces gens là-bas ?

Ils prennent soin de moi

Ça, c’est une photo de ce que j’aurais pu devenir

Un homme en uniforme, une jeune épouse à son bras.

Maman a toujours eu des bontés pour l’argent et l’élégance.

Il continue à parler dans son sommeil

En prononçant mon nom, à dire qu’il est désolé

Et qu’il a honte.

Encore seul dans cette opulence.
Depuis cet évènement, je n’avais rien à dire

Avant, je les dérangeais, mais maintenant c’est ok

Ma mère nettoie sa sinistre maison tous les jours

En frottant sur des taches qui ne partiront jamais.

Ils m’envoyaient à l’école du parc

Ils me disaient que c’était bon pour moi

J’entends encore les autres gosses pleurer dans l’obscurité

Encore seul dans cette opulence,

Pas moyen d’échapper à l’opulence.

Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai pleuré

Je ne me souviens pas de grand-chose, à part des mensonges

Je vois la petite fille qui dégringole

Et sur cette photo, comment, aujourd’hui, elle est.  
« Un jour, tout ceci sera à toi », il me disait.

Va ranger ta chambre et va te coucher

Mets de l’ordre dans tes pensées.

Encore seul dans cette opulence.

Je pourrais être n’importe où aujourd’hui

Si seulement j’avais eu le cran de quitter cette maison

Peut-être quelque part, près de la mer

Amenez-moi quelque part, n’importe où, s’il vous plaît !
Nous pourrions fabriquer un oreiller de sable et dormir

Nous pourrions nous enrouler

Nous pourrions créer

Nous pourrions regarder

Nous pourrions hurler

Loin, plus loin, le plus loin possible

Oh, papa, tu ne me fais plus rien

Pour l’amour de Dieu, ne fais pas semblant de t’intéresser

Ça tourne au cauchemar à la fin

Je fais une fête pour tous mes amis.

Tu te laves les mains

Tu abandonnes tout espoir

Tu t’installes

Devant ta série préférée

Va te laver les mains.

THE GREAT ESCAPE - La grande échappée

 En route pour la grande échappée

En route pour la fête

En route pour les vacances perpétuelles.
En route pour le voyage hivernal

En route pour le toboggan

En route pour le digne départ.

En avant pour la route dégagée

Au revoir à tout ça

En route pour la surcharge automatique.

Debout sur le bateau découvert

Debout sur la balançoire

J’attends le son de la cloche et l’éclat de la lumière.

J’attends qu’on me reconnaisse

De petits applaudissements suffiront

On te couvre de fleurs quand on t’enterre.

Et tu t’accroches, tu t’accroches …

I. The Last of You - Le dernier d’entre vous

A peine ai-je eu le temps de croire que tu étais le dernier,

Que tu venais frapper à ma porte

Avec ta douleur et ta colère dans l’obscurité hurlante

De chaque couloir que je traversais.
Alors dis-m’en  plus sur l’amour que tu as rejeté

Dis-m’en plus sur la confiance que tu as trahie

Je ne sais toujours pas pourquoi tu as fait souffrir celle-là même,

Pourquoi tu as fait souffrir celle-là même

Que tu aurais dû protéger ?

II. Falling from the Moon - Tomber de la lune

Ne me demande pas pourquoi je fais ça

Tu ne comprendrais pas

Tu ne poses pas les bonnes questions

Tu ne pouvais pas comprendre.

Un pont n’est pas un endroit si haut

Comme le cinquante-deuxième étage

Icare pourrait vous le dire,

C’est une montagne qui n’est pas loin de s’effondrer.

Quand tu es tombé,

Quand tu es tombé de la lune.

La rue est meurtrière,

Dans l’eau, je suis réduit en cendres,

Quelque part, très loin,

Je suis tombé, tombé de la lune.

RUNAWAY - La fugue

As-tu pleuré quand ils t’ont ramenée de force chez toi,

Verrouillé la porte et coupé le téléphone ?

Tout ce qu’ils ont vu, c’est une fille qui fuguait.

Les nuits et les jours que tu as traversés,

Ont-ils transformé le vrai en faux et le faux en vrai ?

Tout ce qu’ils ont vu, c’est une fille qui fuguait,

Une ado de plus sortie d’une télé.

Une fille qui fugue,

Tant pis, tant pis.

Une fille qui fugue,

Trop sauvage, sauvage.  

Etaient-ils sourds à la prière cachée derrière tes mensonges ?

Peut-être n’ont-ils pas osé te poser de questions

Tout ce qu’ils ont vu, c’est une fille qui fuguait,

C’est tout ce qu’ils voyaient,

Une fille qui fugue,

Tant pis, tant pis.

Une fille qui fugue,

Une vraie sauvage.

Alors tu te terres dans des endroits oubliés des villes

Et ton lit, tu le fais avec des visages inconnus

Et enfin, tu l’as ta liberté mais c’est tout ce que tu as

Tu t’efforces d’aller mieux.
Tu fais semblant d’attendre ton tour au lavomatique

Mais tu seras damnée si tu leur donnes le plaisir de revenir

Tu seras morte de froid avant de partager une pièce avec eux

Et tu crèveras de faim avant que tu le laisses reposer ses mains sur toi
As-tu pleuré quand ils t’ont ramenée de force chez toi

As-tu pleuré quand ils t’ont ramenée de force chez toi ?

Pauvre petite fugueuse, pauvre petite fugueuse.

4- The slide - Le toboggan

Avec mes sens, fabrique toi une drogue

Je te ferai perdre la tête

Je suis malade pour toi

L’amour nous gaspille ensemble

L’amour nous maintient ensemble

L’amour nous fais plier ensemble

Des fleurs.

5- Standing In The Swing - Sur la balançoire


Je ne sais pas ce que tu fais ici

Quand la rue est meurtrière

J’apprécie ta sollicitude

Mais tu perds ton temps avec moi

Car je ne suis que cendres dans la mer

Je suis très loin, quelque part

Tu crois que tu es arrivée à temps

Mais tu arrives vingt ans trop tard

Tu n’as plus longtemps à attendre.

« Facile, tu m’as dit que j’étais facile.

Ce monde aiguise ses crocs. Mange tes mots … »

HARD AS LOVE - Aussi dur que l’amour

 On me dit que tu cherches à me capturer

Et je suppose que tu es habituée à obtenir tout ce que tu veux

Mais tu sais que l’amour peut être aussi dur que des pierres et des bâtons

Crois-moi, rien ne peut être aussi dur que l’amour.

On me dit que tu as mon numéro et que tu veux savoir comment je m’appelle

Je suis une suite de zéros et de croix dans ta mémoire vive

Mais tu sais que l’amour peut être aussi dur que de l’algèbre

Bébé, rien n’est jamais aussi dur que l’amour.

Aussi dur que l’amour

On me dit que tu cherches à me ramener chez moi

Et on me dit que tu peux assumer, que ça ne te fait pas peur

As-tu entendu parler de mes tableaux sur le mur de ma chambre ?

Bébé, rien n’est jamais aussi dur que l’amour.

Aussi dur que l’amour

Oui, ça te rend affamé et excité

Il te fait souffrir et il te fait pleurer,

Mais il vaut le coup.

Il te rend humble et il te fait ramper

Il te fait trembler et il te fait tomber

Mais il vaut le coup.

Il te désespère et il te fait rêver

Il te rend dangereux et il te fait hurler

Mais il vaut le coup.
Alors rallonge-toi et souris.
« On continuera à t’aimer même si le monde entier te déteste ».

Oui, ça te rend affamé et excité

Il te fait souffrir et il te fait pleurer,

Il te fait paniquer et il te fait sentir inutile

Il te rend à l’état primitif et il te rend malade

Il te met en colère et il te rend aveugle

Il te fait sentir coupable et il te fait mentir

Il t’attache et il te bat

Il te recrache et t’engloutit

Il te rend suicidaire

Rien n’est plus dur.

On me dit qu’on cherche à pervertir ma foi

Vous pouvez me frapper avec votre livre de mots,

M’assommer,

Mais vous savez que l’amour peut être aussi dur

Que des griffes de quinze centimètres

Rien n’est aussi dur que l’amour.

Aussi dur que l’amour.

PAPER LIES - Des mensonges de papier

Bonjour !

Quand tu te regardes dans le miroir

Vois-tu un visage que tu peines à reconnaître ?

Si tu regardes le soleil trop longtemps

Est-ce que, ce que tu vois, commence à te brûler les yeux ?

Des mensonges de papier

Pour exprimer ce qu’il pense,

Un homme doit-il accepter tout ce que le courrier apporte ?

Est-ce qu’on vit uniquement pour le présent ?

C’est un signe des temps

On croit en tout, et on ne croit en rien.

Des mensonges de papier

Quand tu tues la vérité

Tu peux faire un carton

Tu peux faire croire que tu as gagné.

Tu es venu dire aux gens ce qui se passe

Mais personne ne sait de quel côté tu es

On dirait que tu vogues au plus près du vent.

Des mensonges de papier
Tu as déjà été récompensé !

Je sais quelque chose que tu ne sais pas

Quelque chose que tu devrais savoir

Ça fait un trou dans mon livre de poche

Ecoute … tu veux connaître un secret ?

Ici, on peut graver notre propre monnaie

Si tu nous laisses faire un article sur toi

On peut te démolir.

Quand tu te regardes dans une pièce de monnaie

Vois-tu un visage qu’à peine tu reconnais ?

Quand tu fouilles derrière les infos du monde entier,

Est-ce que, ce que tu trouves, fait basculer tes idées ?

Des mensonges de papier

Pourquoi tu ne nous laisses pas te démonter ?